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 #212 ▷ you really fucked it up this time (pv)

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Alec O'Connell

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MessageSujet: #212 ▷ you really fucked it up this time (pv)   Lun 29 Aoû - 3:16



« Comment tu fais pour travailler avec cette lumière rouge ? Ça fait mal aux yeux, surtout à une heure pareille. » Je riais doucement face aux protestations de ma soeur. C'est vrai que les chambres noires c'étaient jamais très agréable pour la vue, surtout durant les premiers temps, mais on s'y habituait à la longue. Et puis c'est ce que demandait le métier. Je la regardais en train de déambuler dans ce que j'appelais ma bulle personnelle, regardant au passage les photos que j'étais en train de faire sécher. C'est vrai que personne ne venait jamais ici, c'était presque proscrit, je n'aimais pas trop qu'on soit dans mes pattes quand je travaille, mais Siobhàn c'était différent : c'était ma soeur, et elle vivait ici désormais. Ça faisait trois mois maintenant. Est-ce que je regrettais ? Cela dépendait des jours. Elle avait son caractère, elle se comportait souvent comme une vraie ado et avait le don pour me mettre les nerfs en pelote, mais elle était ma famille, et je savais très bien que j'étais la seule personne sur qui elle pouvait compter en ce moment. « Tu sais, tu pourrais essayer d'en vendre. Pour te faire un petit peu plus d'argent. » Je savais que venant d'elle c'était presque des paroles en l'air, mais j'y avais moi-même déjà pensé, sans vraiment oser le faire. Les photos que je prenais en dehors de mes contrats de travail étaient bien trop personnelles pour que j'aie l'idée de les vendre à des inconnus. Ce n'était pas rare de voir d'autres photographes le faire, mais je n'en faisais pas partie. Je préférais les garder dans mon atelier, dans des books, avec moi pour seul spectateur. Oui, c'était assez égoïste comme genre de pensée. Alors que j'étais en train d'accrocher une photo de plus, et malgré la lumière vive qui nous illuminait, je vis le visage de ma soeur virer au blanc. « Sio'. » Mais j’eus à peine le temps de prononcer un mot que déjà elle ouvrait à la volée la porte de la chambre noire pour se précipiter vers les toilettes. C'était le même schéma depuis ces derniers mois, et ça ne faisait que me rappeler sans cesse qu'un jour où l'autre on se retrouvera à trois dans cet appartement. Ça faisait froid dans le dos, mais je ne pouvais pas m'empêcher d'avoir hâte de voir le petit bout de chou arriver. Et d'ailleurs, garçon ou fille ? Je savais que Siobhàn rêvait d'avoir une fille, à défaut d'avoir eu trois frères, et je devais bien avouer qu'une petite demoiselle dans la famille n'aurait certainement pas fait de mal. « Rah, j'en ai marre de ses nausées. N'importe quoi me donne envie de vomir. Dis, tu ne voudrais pas changer d'after-shave, parce que son odeur m'insupporte ? » Je sourirais gentiment et l'aidais à se relever. « Ça devrait commencer à se calmer, maintenant, j'ai lu que ça durait généralement le premier trimestre. » Elle me lança un regard bizarre, à croire qu'elle était étonnée de savoir qu'il m'arrivait encore de lire des livres. Je haussais légèrement les épaules. « Quoi ? J'ai ma soeur enceinte sur les bras, alors il faut bien que je me documente non ? » Elle réfléchit à ma réponse pendant une seconde puis s'approcha de moi et déposa un petit baiser sur ma joue. « Je ne sais pas ce que j'aurais fait sans toi. » - « Visiblement pas grand chose. » Elle m'enfonça amicalement son poing dans l'épaule et se mis à rire doucement. Le soir était déjà bien avancé et je me rendis soudainement compte que je n'étais pas en avance : comme la plus part du temps, j'avais une prestation de prévu dans un bar de la ville et il ne me restait que peu de temps pour me préparer et m'y rendre. Je mettais un peu d'ordre dans la chambre noire, récupérais ma guitare, ma veste. Le bruit de l'eau provenant de la salle de bain me fit comprendre que Siobhàn était en train de prendre sa douche. Je criais alors assez fort pour qu'elle puisse m'entendre. « Je risque de rentrer tard, m'attends pas. » Je n'attendis pas de réponse de sa part et quittais rapidement l'appartement. Addison allait me tuer si j'arrivais en retard.

« Vous avez assuré, comme toujours. Vous revenez la semaine prochaine ? » - « Voyez ça avec Peter, c'est lui qui tient l'agenda. » Je saluais nos "fans" d'un vague geste de la main et remontais vers le parking, Addison à mes côtés. « T'as le temps de boire un verre ? » Je me grattais la tête et réprimais un bâillement. « Non pas ce soir, je suis claqué et mon lit m'appelle désespérément. On remet ça à une autre fois ? » Je laissais ma compagne de chant rentrer de son côté et prenais moi-même le chemin du retour. Tout était calme à l'appartement quand je rentrais enfin, tout était fermé et Siobhàn dormait à poings fermés. Une heure du matin, l'heure pour moi aussi de filer au lit. Une douche vite fait bien fait et je regagnais enfin mon lit. Mais visiblement quelqu'un avait décidé que ma nuit ne serait pas de tout repos. En effet, quelques heures plus tard, des coups furent frappés à la porte, me faisant sursauter. J'avais envie de dire à cette personne d'aller se faire voir, mais si elle continuait à taper comme ça elle allait finir par réveiller carrément tout l'immeuble. C'est donc à contre coeur que je m'extirpais de mon lit, en caleçon et t-shirt, pour aller ouvrir à l’énergumène qui avait le culot de venir jusqu'ici à une heure aussi tardive, ou matinale plutôt. Tout ça pour tomber nez à nez avec Pat Hadewych, en personne. Décidément, ce type avait décidé de me coller encore pendant un moment. C'était bien ma veine. « Bon dieu de... Qu'est-ce que tu fous ici ? » Il était couvert de sang, et vu dans l'état dans lequel il était, j'aurais parié que c'était le sien. Visiblement il était tombé sur quelqu'un de moins patient que moi et qui avait fini par lui mettre son poing dans la figure, même plusieurs. Il n'avait visiblement pas la force de tenir debout tout seul et il me tomba presque dessus, je le rattrapais de justesse et le trainais jusqu'au salon.



Dernière édition par Alec O'Connell le Mar 30 Aoû - 6:22, édité 3 fois
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Pat Hadewych
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MessageSujet: Re: #212 ▷ you really fucked it up this time (pv)   Lun 29 Aoû - 12:02

alec et pat - appartement d'alec et de siobhàn, manayunk - dans les alentours de 03:00. Tout s'était passé très vite. Je sentais encore la douleur me traverser après que son poing se soit abattu sur mon visage, j'entendais le jukebox qui déraillait. Complètement sonné. Tout ça pour de simples propos mal placés et irréfléchis. Puériles mais totalement pensés. Les bars ne sont pas fait pour se plaindre, les employés ne sont pas des psychologues. Ils ne s'appellent pas Freud ou Proust. Il n'avait pas le droit de venir ici pour parler de ses problèmes et les exposer au monde. Les gens s'en foutaient, ils le pensaient tous. Mais j'ai été le seul à avoir le courage de le dire. De le dire à voix haute et intelligible. Tout ça.. Tout le monde le pensait et c'est moi qui lui ait balancé en pleine face, au même moment où mon verre de whisky est atterri sur son entrejambe. Un quart de seconde avant que son poing ne me percute le visage, puis l'abdomen. Une minute avant qu'il ne s'acharne sur mes genoux. Peut-être un peu plus avant que mes bijoux de famille ne soient plus épargnés. Un mal de chien me transperçait tout le corps et, main sur la bouche, je me mis à tousser plus fort que jamais. En portant mes doigts devant mes yeux, je remarquai alors qu'ils étaient pleins de sang et la tête commença à me tourner. Tout ça parce que je lui avais dit qu'il était une Tapette. T'es qu'un moule-boule qui n'est pas capable de regarder ses problèmes en face et qui vient se servir de l'alcool comme d'un antidépresseur. Franchement, à ta place, j'aurais troooop honte. Avec un grand sourire alcoolisé, j'avais "malencontreusement" fait tomber le contenu de mon vers sur son jean et avais lâché un tout petit Oups. avant de me mettre à ricaner. Ce n'est que lorsqu'il se mit debout que je remarquai l'horrible erreur que je venais de faire. Mon visage si parfait allait en pâtir. Je déglutis péniblement en remarquant cette armoire à glace, ce monsieur-muscle qui devait être champion de bodybuilding et qui, malgré ma grande taille, me dépassait de plusieurs tête qui me faisait face. J'avais bien tenté de me barrer, de fuir, de prendre les jambes à mon cou et de déguerpir en vitesse. Cependant, alors que j'avançais vers la sortie, je sentis quelque chose me prendre par le col de ma chemise -zadig&voltaire, alors s'il me l'avait abîmé et bien.. j'aurais pleurer- et me soulever du sol avec une facilité déconcertante. Qu'est-ce qu'elle dit, la crevette? Sa voix était grave et ne présageait rien de bon. J'humectai mes lèvres avant de respirer un grand coup, cherchant quelque chose à répondre à ça. Je.. Je disais que j'adore votre cicatrice, sur la joue. Combat avec un pitbull? J'espère que vous l'avez amoché comme il vous a amoché sinon, c'est pas du jeu. Et c'est alors que son poing se leva et vint percuter ce visage qui, avant le choc, était une oeuvre d'art.

Je n'avais aucune idée de l'heure qu'il pouvait être, ayant même eux du mal à me rappeler de mon patronyme. J'avais envie de vomir, ma tête me tournait et je n'arrivais pas à me relever. Je sentis alors deux mains empoigner mes bras et me soulever du sol où j'étais avachis. Je ne pus retenir bien longtemps ce que j'avais dans l'estomac et qui était remonté à cause des coups reçus. Généreux comme personne, je décidai alors de l'offrir au barman, derrière le comptoir. Pour me remercier, ce dernier me mit à la porte. Encore. Je poussai alors un long soupir, souffrant le martyr, tenant à peine sur mes pieds. Au bout d'une dizaine de mètres à peine, dans une petite ruelle étroite, je me laissai tomber sur le macadam. Mes genoux n'arrivaient pas à me supporter. J'ignore combien de temps j'ai pu rester ainsi, assit sur un sol étonnement chaud pour un probable milieu de nuit. Tant bien que mal, j'essayai de respirer, de reprendre mon souffle, de calmer ma respiration. Chaque bouffée d'air inspirée me donnait l'impression que l'on m'enfonçait un poignard dans le ventre. Une nouvelle nausée vint m'envahir et j'eus à peine le temps d'atteindre la poubelle à moins d'un mètre de moi. J'ai vraiment cru que j'allais y passer. Et puis, après avoir réussi à me calmer légèrement, à dompter coûte que coûte la douleur qui m'enlaçait, j'essayai de me remettre en marche sans trop savoir où j'allais. Je m'appuyais sur tout ce qui me tombait sous la main. Poubelles, lampadaires, voitures, cabines téléphoniques. J'avançai tête baissée dans la nuit noire quand, de nouveau, je dû m'arrêter pour rendre. Ce n'est qu'en relevant mon regard de la bouche d'égout que je remarquai l'endroit où je me trouvai. En bas de l'immeuble d'Alec. Je fermai les yeux un bref instant avant de me décider à monter. Il allait encore être furieux, j'allais encore me faire engueuler. J'entrai dans le bâtiment et me mis à grimper les marches jusqu'à arriver au deuxième palier. Bravo, 2500$ assurés, je ne risque presque plus rien. M'appuyant contre la monture de la porte, je frappai à plusieurs reprises tout en essayant de garder une certaine allure. Je revois encore sa tête lorsqu'il m'ouvrit. Bon dieu de... Qu'est-ce que tu fous ici ? J'imaginais la dégaine que je devais me traîner : couvert de sang, limite plié en deux, sûrement enflé de partout. J'ouvris la bouche, tentant de me redresser, geste qui m'arracha un petit gémissement de douleur. Alec, je crois que j'ai un petit pro.. Mais ma phrase s'arrêta là et je tombai en avant lorsqu'il me rattrapa pour m'emmener jusqu'au salon. Chaque pas me faisait horriblement mal, ne pouvant plus espérer de prendre appuie sur mes rotules. Une nouvelle nausée vint foutre son grain de sel.
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Alec O'Connell

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MessageSujet: Re: #212 ▷ you really fucked it up this time (pv)   Mar 30 Aoû - 4:23


Le moins qu'on puisse dire c'était que j'avais des sentiments fort mitigés pour le garnement qui venait de s'échouer, la figure en sang, dans mon appartement. Il n'était pas détestable proprement dit, certes il avait un caractère qui n'appartenait qu'à lui et qui ne pouvait pas plaire à tout le monde, il avait le don pour mettre les nerfs des autres à vif, mais il subsistait quelque chose chez lui qui vous empêchait de lui en vouloir et de le détester une bonne fois pour toutes. Je n'aurais pas su dire ce que c'était, mais c'était fort énervant. Une séance photo, une seule misérable séance avec lui et voilà qu'il me traitait comme son grand ami, à croire qu'on se connaissait depuis toujours, alors que ce n'était pas du tout le cas. J'avais accepté de le prendre en photo une seule fois et désormais je l'avais toujours sur le dos. Visiblement je m'étais trouvé un nouvel ami. Et quel ami : un gamin immature, modeste comme on en fait plus, qui a tendance à parler trop vite et bien trop collant à mon goût. J'étais patient et pacifiste, et heureusement pour lui, car sinon je crois que j'aurais été le premier à lui mettre mon poing dans la figure. Mais il n'avait pas eu besoin de moi pour finir par se faire tabasser. Peut-être qu'il avait besoin de passer par là pour comprendre, peut-être que ça lui servirait de leçon. Mais en attendant, je ne pouvais pas le laisser comme ça. « Alec, je crois que j'ai un petit pro.. » Je voyais qu'il ne tenait presque plus sur ses jambes, il tenait à peine debout et il ne tarda pas à me tomber dans les bras. Je passais son bras gauche par dessus mon épaule et le guidais jusqu'au salon, en faisant le moindre bruit possible pour ne pas réveiller Siobhàn qui dormait à quelques mètres de là, mais ce n'était pas chose aisée. Je l'installais le plus doucement possible sur le canapé, essayant d'éviter de lui faire mal, mais il semblait que le moindre mouvement soit un vrai calvaire pour lui. J'allumais la lumière et pu constater que celui qui lui avait fait ça ne l'avait pas raté. Il avait un oeil qui virait doucement au violet, une arcade sourcilière et la lèvre fendues, et il avait dû se blesser également aux genoux vu l'état dans lequel ils étaient. « Qu'est-ce qui s'est passé Pat ? Pourquoi tu es dans un état pareil ?! » A vrai dire ce n'était pas contre lui que je m'énervais, non, c'était plutôt sur l'acte stupide qui l'avait poussé à mettre quelqu'un hors de lui au point de se faire cogner dessus à ce point. A jouer au plus malin ce gamin allait vraiment finir par y rester, mais il semblait en avoir à peine conscience. Parfois je me demandais ce qui se passait dans sa tête, comment il fonctionnait et ce à quoi il pouvait bien penser quand il agissait ainsi. Il était vraiment tant qu'il grandisse un peu. Mais visiblement ce côté enfantin à toutes épreuves faisait partie intégrante de son charme... « Et pourquoi t'es venu ici ? Je ne suis pas médecin moi. » Mais je le voyais mal se trainer jusqu'à l'hôpital, et puis peut-être que mon appartement était sur sa route. « Bon, ne bouges pas, je vais chercher de quoi te soigner. » Il ne fallait pas qu'il bouge, comme si il avait la force d'aller où que ce soit. Je me traitais mentalement d'idiot. Je le laissais seul pendant un petit instant, me rendant jusqu'à la salle de bain pour prendre la trousse de secours que je conservais toujours au fond d'un tiroir. J'entendis des bruits de pas derrière moi, me retournais et vis Siobhàn, le visage encore tout endormi. « Alec ? Qu'est-ce qui se passe ? » Visiblement je n'avais pas été aussi silencieux que je l'avais voulut. « Rien. Je gère, alors va te recoucher d'accord ? » Elle resta un instant plantée à côté de moi puis elle haussa les épaules, tourna les talons et regagna sa chambre, ne cherchant pas à savoir ce que j'étais sensé gérer. Je retournais alors dans le salon, ma trousse de secours à la main ; Pat n'avait pas bougé, il était toujours étendu de tout son long sur le canapé. J'entrepris alors de commencer à retirer le sang de son visage, histoire de voir quelle était la gravité de ses blessures. Décidément ce n'était pas vraiment beau à voir. Je ne savais sur quel colosse il était tombé, mais il ne l'avait pas loupé. « Tu aurais mieux fait d'aller à l'hôpital. » Mais je savais que je parlais en l'air, et puis c'était un peu trop tard maintenant, sauf si je le trainais moi-même jusque là-bas.



Dernière édition par Alec O'Connell le Jeu 1 Sep - 7:12, édité 1 fois
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Pat Hadewych
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MessageSujet: Re: #212 ▷ you really fucked it up this time (pv)   Mar 30 Aoû - 12:40

Je mis ma main sur ma bouche pour m'empêcher de vomir une nouvelle fois. La tête me tournait de plus en plus et je dû fermer les yeux pour essayer de retrouver une certaine contenance et ne pas me montrer totalement ridicule devant Alec. Je savais que ce saligot allait en profiter pour se foutre de moi si jamais je m'humiliais devant lui, alors autant éviter. Parce qu'il le ferait ne serait-ce que pour se venger de toutes les fois où je lui ai soit disant foutu la honte. En lui sautant dessus en plein milieu de la ville, par exemple. Je l'aurais parié ! En tous cas, chaque mouvements me faisait horriblement mal et j'avais l'impression d'être entrain de crever à petit feu. Quand il m'aida à me mettre sur le canapé, je dû limite mordre ma main pour ne pas crier. Je soufflai alors un grand coup avant de tenter un bref sourire, mais rien que le simple fait de tendre la peau de ma lèvre inférieur fit ressortir la douleur et déforma mon visage en un rictus franchement pas glamour. - Qu'est-ce qui s'est passé Pat ? Pourquoi tu es dans un état pareil ?! Je sentis alors de l'agacement dans sa voix, une pointe de couleur. Roulant des yeux, je portai mes mains -qui elles étaient intactes, si ce n'est sali par le sang que j'avais perdu- à mon visage, mes paupières avec mes paumes. Après avoir poussé un long et parfaitement audible soupire, je finis par tenter d'articuler une phrase qui, au final, ressemblait bien plus à un marmonnement. - Parce que les gens n'aiment pas entendre la vérité. J'affichai alors une moue boudeuse, celle du gosse de trois piges à qui on a retiré son doudou. Sauf que moi, c'est ma fierté qui m'a été enlevée ce soir. Mais comme ce gamin, je me serais bien laissé aller et pleurer moi aussi. Tellement je me sentais mal. Tellement je me sentais humilié. Mais je refusais de montrer ça à Alec et au lieu de me mettre à chialer, je déglutis. Tout en fixant le plafond, j'essayais de m'imaginer les dégâts et était bien heureux de ne pas avoir de miroir en face de moi. Les genoux, déjà. J'avais bien remarqué que pour tenir dessus, ç'allait être assez difficile et je priais pour ne pas avoir à me soutenir sur des béquilles -ce qui était très probable, j'imagine, vu la douleur que je ressentais dans mon genoux droit. Puis je tentai de me redresser, pour estimer à quel point j'étais abîmé de ce côté là. Cependant, je ne pu pas bouger sur plus d'un ou deux centimètres. J'allais avoir de gros hématomes en souvenir, c'était certain. Pour ce qui était du visage et bien.. Je préférai ne pas m'y aventurer pour le moment, de peur d'être trop déprimé pour la suite. Fixant le plafond, je me dis alors que ça n'allait pas être pratique pour séduire Tami. Comment allait-elle pouvoir s'intéresser à un quasi-handicapé? Rien que de penser ça, j'eus comme un électrochoc dans le coeur. Je mis quelques secondes à me rendre compte qu'Alec me parlait. Je tournai alors la tête vers lui pour écouter ce qu'il avait à dire. - Et pourquoi t'es venu ici ? Je ne suis pas médecin moi. J'avais vraiment l'impression de le faire royalement chier et je baissai les yeux à cette pensée. Après tout, ça n'était pas mon but. J'étais là pour qu'il m'aide, pas pour me faire sermonner sur la politesse et le fait de débarquer en pleine nuit chez les gens. - J'ai gerbé dans une bouche d'égouts et quand j'ai relevé la tête j'ai vu que j'étais chez toi. Je repris ma respiration avant de continuer. - C'est à peine si j'ai eu la force de monter jusqu'ici alors s'il te plait, ne me met pas dehors. Pas maintenant. dis-je en lui lançant un regard suppliant. Je m'imaginais mal lui raconter que je sortais tout juste d'un bar qui était plus ou moins à côté de chez lui parce que je m'étais fait tabasser et virer des lieux après avoir vomi derrière le comptoir alors, dans un certain sens, j'espérais vraiment qu'il comprenne ce que je voulais dire par là. - Bon, ne bouges pas, je vais chercher de quoi te soigner. Pour toute réponse, j'émis un grognement étrange, entre l'ours et le chat endormi. Ou le chat et l'ours endormi, au choix. Pas que je trouvais sa remarque idiote -enfin, si, mais bon- mais plutôt parce.. Parce que je n'avais rien à dire, en fait. Je fermai les yeux quelques instants et entendit une autre voix. Je reconnus immédiatement Siobhàn mais, à vrai dire, je préférais que personne d'autre qu'Alec ne me voit comme ça. En ouvrant les paupières, je remarquai qu'Alec était de retour avec une trousse de secours. Je déglutis. Trousse de secours étant égale à désinfectant, lui même égal à douleur, je n'étais guère rassuré. Quand il entreprit de nettoyer le sang que j'avais sur la face, je ne pu m'empêcher de gémir, geindre, voir même protester tout court, à quasiment chaque pression. - Tu aurais mieux fait d'aller à l'hôpital. Je le regardai alors d'un air plutôt méprisant, comme si par mon regard je voulais lui faire comprendre que sa remarque était déplacé et que je n'aurais jamais put l'atteindre. Je laissai ensuite passer quelques secondes, qu'il passa à continuer ce qu'il avait commencé. Et d'un seul coup, je me rendit compte que j'avais peut-être abusé. Je le fixai alors avant d'ajouter - Je suis désolé, Alec. Et puis.. merci. donnant ainsi un nouveau coup dans ma fierté.
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Alec O'Connell

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MessageSujet: Re: #212 ▷ you really fucked it up this time (pv)   Jeu 1 Sep - 8:10


Je commençais presque à ressentir de la peine pour le jeune homme étendu devant moi, je ne l'avais encore jamais vu dans un état pareil et sa santé me préoccupait de plus en plus. Et si ses blessures étaient plus graves qu'il le pensait ou que je me l'imaginais ? Je ne pensais pas que ses jours étaient en danger, mais si il gardait des séquelles ? Ce n'était pas mon genre de faire des psychoses de ce genre là, mais il faut dire que ce n'était pas non plus dans mes habitudes de recueillir des personnes blessées chez moi à trois heures du matin passées. Je ne savais pas vraiment comment réagir, ce que j'étais censé faire ou censé lui dire. C'était moi le plus adulte de nous deux, et j'étais presque incapable d'affronter la réalité de la situation avec sérénité. Mais il ne fallait pas que je me laisse dépasser par les évènements ou distraire par l'état de Pat. Il comptait sur moi en ce moment, plus que jamais, et je me devais de me montrer à la hauteur, de lui prouver qu'il avait eu raison de venir jusqu'ici et qu'il pouvait avoir confiance en moi. Il était peut-être le gamin le plus casse-pieds qu'il m'ait été donné de connaître ces derniers temps, mais il n'empêchait qu'il avait besoin d'aide et qu'on s'occupe de lui. Si seulement il pouvait arrêter de provoquer tout le monde à tout va et de balancer des paroles regrettables à la tête des gens. J'étais presque sûr que c'était ce qui s'était passé ce soir, et c'était encore une preuve de l'inconscience du jeune homme. Il avait vraiment un don pour se mettre dans le pétrin jusqu'au cou, d'attirer les plus gros problèmes, souvent bien plus gros que lui, mais il avait toujours besoin de l'aide de quelqu'un pour s'en sortir, la preuve encore cette nuit. « Parce que les gens n'aiment pas entendre la vérité. » Quand est-ce qu'il allait enfin comprendre qu'il y a des choses qui ne se disent pas ? Quand est-ce qu'il allait enfin commencer à grandir et à se comporter comme une personne mature et responsable ? Je désespérais presque de voir ce jour arriver. Car au fond de lui il n'était pas encore un adulte, non, il était resté un petit garçon, provocateur et boudeur, qui n'hésite pas à parler tout haut quand il ne faut pas, qui veut jouer au plus fort et au plus malin, mais qui fini toujours par s'en mordre les doigts. « Maintenant tu te rappelleras qu'il y a des choses à ne pas dire. Surtout quand la personne en face est une vraie armoire à glace. » Je sentais qu'il allait mal, physiquement certes, mais aussi mentalement. Sa fierté en avait pris un coup, et ça faisait certainement plus mal qu'un coup de poing en plein figure. Je voyais bien qu'il luttait pour ne pas craquer, qu'il refusait de se laisser aller et de montrer ce qu'il ressentait vraiment à se moment précis. Je le comprenais. Il tenait à conserver l'amour-propre qu'il lui restait, il voulait continuer à passer pour un gros dur, alors qu'en fait il se sentait plus bas que terre. J'avais envie de lui dire qu'avec moi il n'avait pas besoin de faire semblant, que je le connaissais assez bien pour savoir ce qu'il ressentait vraiment, mais je ne dis rien, ne voulant pas le mettre plus mal à l'aise qu'il ne l'était déjà. Et je ne voulais pas qu'il s'attaque à moi, comme si j'étais le responsable de tous ses malheurs. Je regrettais un peu d'avoir mentionné l'hôpital et de l'avoir presque réprimandé pour ne pas y être allé, car je savais bien qu'il n'aurait sans doute jamais pu aller jusqu'à là-bas. Et finalement, heureusement qu'il avait opté pour venir jusque chez moi, car dieu sait ce qui aurait pu lui arriver si il était tombé dans un lieu beaucoup moins fréquentable. « J'ai gerbé dans une bouche d'égouts et quand j'ai relevé la tête j'ai vu que j'étais chez toi. C'est à peine si j'ai eu la force de monter jusqu'ici alors s'il te plait, ne me met pas dehors. Pas maintenant. » Je lui souriais doucement, comme pour le rassurer. « Je sais, désolé je n'aurais pas dû dire ça. Et t'inquiètes pas, je ne compte pas te mettre à la porte, pas dans cet état. » La trousse de secours que je gardais dans la salle de bain n'avait jamais autant servie que ce soir, d'ordinaire je me servais juste des pansements qu'elle contenait, car elle servait surtout à réparer ma maladresse. Mais ce soir elle avait enfin retrouvé toute son utilité. Le coton imbibé de désinfectant que je tenais dans la main ne tarda pas à se teindre immédiatement de rouge, tellement Pat était couvert de sang, de son sang. Il gémissait presque à chaque fois que j'appuyais contre une de ses plaies. Je savais que ce n'était pas agréable, que ça devait lui faire mal, mais il fallait bien que je le fasse. « Serres les dents. Je sais ce n'est pas marrant, ça fait mal, mais c'est nécessaire, et tu le sais. » J'essayais de faire en sorte que mes gestes soient les plus doux et les plus délicats possible, je faisais de mon mieux pour ne pas appuyer trop fort, évitant de lui faire plus mal encore. Ça me rappelait des moments de mon adolescence, quand je soignais les plaies que se faisaient mes deux frères à force de se battre, ou les miennes à la sortie d'un match de hockey un peu trop musclé. « Je suis désolé, Alec. Et puis.. merci. » Je le regardais un moment sans rien dire, étonné de le voir s'excuser de la sorte ; jamais je n'aurais cru qu'il aurait pu dire quelque chose comme ça. Comme quoi les gens nous surprennent toujours. Puis je lui souriais et haussais les épaules. « Allez c'est rien. T'inquiètes pas pour ça. » J'avais fait de mon mieux et son visage était désormais nettoyé de toute trace sanguinolente. Son oeil se colorait de plus en plus et sa lèvre avait un gonflement proéminent, mais ce n'était pas aussi terrible que je le croyais. Je mis un pansement sur l'entaille qu'il avait à l'arcade sourcilière, presque fier d'avoir réussi à le rendre de nouveau présentable. « Il t'a bien abîmé, je ne te le cache pas, mais tu sais ce qu'on dit : les filles adorent les cicatrices. » J'en avais fini avec sa tête, mais le plus dur restait encore à venir. Mes yeux s'attardèrent un moment sur ses genoux fortement écorchés, et je redoutais presque de m'en occuper. Son jean déchiré laissait entre-apercevoir la peau pleine d’hématomes, mais ce n'était que la surface, et je sentais que la douleur venait certainement davantage des blessures intérieures. Je n'avais pas fait d'études de médecine, mais je ne me demandais quand même si il n'y avait pas eu fracture. Je me grattais la tête et m'éclaircis la voix. « Est-ce que tu as mal autre part, autre que les genoux ? Les coudes, les côtes peut-être ? » J’espérais fortement qu'il me dise non, car je venais de me rendre compte que visiblement les soins ce n'étaient pas du tout ma tasse de thé. J'avais l'impression démesurée d'avoir sa vie entre mes mains, et je détestais ça. Je craignais de faire la moindre chose de travers, c'était pour dire.

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Pat Hadewych
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MessageSujet: Re: #212 ▷ you really fucked it up this time (pv)   Jeu 1 Sep - 11:57

J'avais l'impression d'être totalement à découvert et je n'aimais pas ça. Je ne comprenais pas ce qui avait merdé et pourquoi je n'avais pas réussi, comme à mon habitude, à déguerpir plus vite que mon ombre. Ce gros truc m'avait choppé par le col de mon t-shirt et m'avait roué de coups. Ça ne m'était jamais arrivé auparavant et c'était pour cela que je me permettais constamment de faire des remarques déplaisantes aux gens. Je ne faisais que de leur dire la vérité sur ce qu'ils étaient et au lieu de me remercier de leur avoir ouvert les yeux, ils voulaient presque me tuer. Mais ces personnes qui se vexent si rapidement avaient beau dire, j'étais persuadé qu'ils en prenaient compte et qu'ils s'acharnaient à rectifier ces défauts physiques sur lesquels je pointais mes propos, comme le ferait la plupart des personnes sur Terre pour atteindre cette soit disant perfection physique avec laquelle j'étais né. D'ailleurs, quand Alec prit la parole, ses propres dires convenaient parfaitement aux pensées que j'avais en tête. - Maintenant tu te rappelleras qu'il y a des choses à ne pas dire. Surtout quand la personne en face est une vraie armoire à glace. J'haussai très légèrement les épaules, ne pouvant faire réellement mieux, avant de soupirer. - Il ressemblait à un pitbull. J'esquissai alors un bref sourire avant de reprendre plus ou moins mon sérieux à cause de la douleur dans mes lèvres. A cet instant, je me dis que la seule chose que je souhaitais était de disparaître dans un trou de souris. Ou remonter le temps, tiens. En clair, faire quelque chose pour oublier toute cette histoire. Mais évidemment, tout ceci était pure utopie, juste une impossibilité des plus totales et je devais me contenter de serrer les dents au passage du désinfectant sur mes plaies, laissant sortir quasiment à chaque fois des gémissements dut à la douleur d'entre mes lèvres. Mes yeux se plissaient sous l'effet des élancements. J'avais une sensation étrange dans tout le corps, comme si on me piquait à l'aide de fines aiguilles sur chaque recoins de ma peau. Me retenant de taper du poing sur le canapé, j'expliquai rapidement le pourquoi du comment je me suis retrouvé ici à Alec, l'implorant presque pour ne pas qu'il me mette dehors maintenant. Je crois que s'il l'avait fait, j'aurais été retrouvé mort le lendemain matin à côté d'une poubelle, mon cadavre se faisant violer par un clodo pervers et gay en manque de sensations fortes -ou en manque tout court, d'ailleurs. Cette idée me souleva le coeur et je préférais m'enlever de la tête une image pareille. - Je sais, désolé je n'aurais pas dû dire ça. Et t'inquiètes pas, je ne compte pas te mettre à la porte, pas dans cet état. En entendant cette réponse, j'éprouvai un soulagement tel que je pu enfin souffler. Je mentirais en disant que je n'ai jamais pensé à la possibilité qu'il puisse me mettre à la porte ou bien même me laisser crouler sur son palier jusqu'à ce qu'une âme charitable -mais est-ce que seulement cela existe?- décide de m'aider. Ce fut de suite comme si une boule quitta mon ventre, l'allégeant ainsi un petit peu. Alors qu'il continuait à passer son coton sur mon visage, j'essuyais ma joue d'un rapide mouvement avec le revers de ma chemise qui, évidemment, était déjà tâchée de sang. Ma préférée, en plus. Et avec mon t-shirt des Gun'n'Roses en dessous. J'étais totalement dégoûté. Alors qu'Alec me conseilla de serrer les dents, je portais mon poignet, celui qui n'était pas tatoué, à ma bouche avant d'y enfoncer mes incisives. Une poignée de secondes avant, j'étais entrain de m'excuser. C'était sûrement l'une des premières fois où des excuses que je faisais étaient si sincères. Je m'en voulais de m'imposer comme ça chez lui alors qu'ils devaient sûrement dormir, Siobhàn et lui. Il m'adressa alors un sourire et haussa les épaules. - Allez c'est rien. T'inquiètes pas pour ça. J'aurais bien voulu inciter, lui dire que si, c'était quelque chose et que je m'en voulais vraiment de lui gâcher une partie de sa nuit avec mes histoires, mes péripéties qui ne le concernaient en aucun cas. Je ne pus cependant rien dire, non seulement parce qu'une douleur lancinante me traversa au contact de ses doigts sur mon arcade -et dieu sait comme cette saloperie pouvait bien saigner et faire mal !- mais également car les mots restait coincer là, dans ma gorge. Je l'écoutais alors reprendre. - Il t'a bien abîmé, je ne te le cache pas, mais tu sais ce qu'on dit : les filles adorent les cicatrices. J'affichai un léger sourire en coin. - On verra ça à la fin de l'état des lieux. dis-je avant de songer à la deuxième partie de sa phrase. Sans trop comprendre pourquoi, sûrement parce que je devais penser à voix haute, je finis par répondre : - Je suis pas certain que ce soit le cas de toutes. Par là, je voulais évidemment parler de Tami. Tami. Elle allait sûrement me trouver totalement idiot avec un visage tuméfié comme cela. Cette idée m'insupportait, me retourna le coeur. Je respirai un grand coup avant de reposer mon regard sur Alec, mon bon samaritain. - Est-ce que tu as mal autre part, autre que les genoux ? Les coudes, les côtes peut-être ? Je réfléchis un instant et, n'ayant rien qui me venait en tête, je tentais de bouger. Je m'étais rattrapé sur le bras gauche qui était légèrement douloureux, mais rien de bien grave. Une sensation que tout le monde ressent après une chute, quoi. Cependant, en bougeant mon ventre, j'eus une douleur dans les côtes. Je me tournai alors vers l'irlandais pour lui donner mon avis tout en essayant de bouger un minimum ma lèvre. - Mes côtes me font mal, mais j'ai reçu un coup dans l'abdomen. Un peu de glace et ça va passer, j'aurais juste un bleu quoi. De nouveau, un sourire fendit mon visage et je plongeai mes yeux dans ceux d'Alec. - Vu comme il s'est acharné sur moi, je serais pas étonner de me réveiller en Schtroumpfs demain. Je soupirai très légèrement tout en gardant les yeux sur lui. M'appuyant sur le canapé, je tentai de me redresser et malgré quelques grimaces, je finis par trouver une position pas totalement assise mais presque. Apercevant mieux mes genoux, j'affichai une mine dégoûtée. Le droit me faisait d'autant plus mal qu'il avait servit de pare-chocs à l'autre. - C'est vraiment moche, non? dis-je presque déprimé. J'essayai alors de le bouger et ne put m'empêcher de lâcher un cri de douleur avant de replanter mes dents dans mon poignet.
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