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 △ you and i close together (pv)

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Alec O'Connell

Alec O'Connell

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MessageSujet: △ you and i close together (pv)   Mar 30 Aoû - 9:06


You and I never will be alone
All though it's a secret everyone knows
And the last that's why our bond is together
When you say forever are doubts will be gone

sydonie & alec -girard foutain park, aux environs de 20h45. « On pourrait se dépêcher ? Il y en a encore pour longtemps ? Vous avez toute votre soirée mais moi je suis attendue pour diner dans un grand restaurant et il ne faudrait pas que j'arrive en retard. Tout cela à cause d'une stupide séance photo. » Pour toute réponse, je lui offris mon plus beau sourire, auquel elle répondit simplement par un regard glacial. Et c'est tout à fait ce que j'appelle une bonne ambiance pour travailler. Elle continuait à marmonner pour elle-même tout en prenant efficacement la pause. C'était peut-être une rabat-joie de service, mais au moins elle pouvait se montrer professionnelle en même temps. C'était déjà ça. Je ne le prenais pas personnellement, moi j'étais payé pour faire des photos, l'emploi du temps était fixé par son agent, alors elle n'avait qu'à aller se plaindre à lui. On attendait de moi que je fasse ce que je savais faire le mieux, et je le faisais. Qu'importe si le modèle était aussi agréable qu'un nid de guêpes. De toute façon, je ne serais certainement pas amené à travailler une nouvelle fois avec elle, pas après ce qu'il venait de se passer ce soir en tout cas. Tel que je connaissais les filles dans son genre, elle n'allait pas manquer de dire à sa boîte qu'elle n'était pas satisfaite du travail accompli et mon contrat ne serait pas renouveler. Grand bien lui fasse. Ce n'était pas ça qui allait m'empêcher de décrocher de nouveaux contrats par la suite. Finalement agacé par le comportement de la jeune femme qui me faisait face, je mettais fin à la séance photo plus tôt que prévu ; ce n'était pas moi qui allait me plaindre, et si je pouvais rendre service. En me voyant ranger mon matériel, elle lâcha un soupir de soulagement exagéré. Visiblement, elle avait décidé de me prendre en grippe aujourd'hui. « Ce n'est pas trop tôt. J'ai tout juste le temps de me changer. » Je l'ignorais royalement et rangeais calmement mes affaires. C'était ma dernière prestation de la journée, il ne me restait plus qu'à déposer les photos au responsable marketing et je pouvais enfin disposer de ma soirée. En célibataire d'ailleurs. Siobhàn avait décidé sur un coup de tête d'aller rendre visite à notre frère à New York, histoire de lui annoncer les dernières nouvelles, c'est à dire sa grossesse et sa nouvelle colocation avec moi. Ainsi elle me laissait seule pendant trois jours. Le moins qu'on puisse dire, c'était que l'arrivée impromptue de Siobhàn dans mon appartement et dans ma vie avait bouleversé mon quotidien depuis ces trois derniers mois, j'avais dû m'adapter à notre nouvelle vie à deux et je n'étais tout simplement plus habitué à me retrouver tout seul chez moi. Alors que c'était le cas depuis plus de quatre ans. Je savais qu'il faudrait que je m'occupe, que je sorte, sinon je me connaissais : j'allais finir par tourner en cage entre mes quatre murs. Chose qui pourtant ne m'était jamais arrivée avant. Comme quoi on s'y habitue à la vie à deux.

Mes affaires enfin rangées, je quittais non sans plaisir l'agence qui m'avait accueillit pour quelques heures. J'avais envie d’appeler quelqu'un, Oleever, Abbie, peut-être Bridget, histoire de sortir un peu ce soir, mais finalement je me ravisais. Je n'avais pas envie de reprendre ma voiture et de rentrer tout de suite chez moi, alors j'errais au coeur de Philadelphie, au hasard des rues, flânant le nez au vent. Plusieurs choses m'interpellèrent et j'avais envie de sortir mon appareil pour les immortaliser, mais je me retint finalement. Après tout j'aurais certainement tout le loisir d'y revenir une autre fois, et puis la lumière n'était pas vraiment appropriée et suffisante. Je ne regardais pas vraiment où je marchais, j'avais la tête en l'air plus qu'autre chose, comme la plus part du temps quand je me baladais en ville. Je ne comprenais d'ailleurs pas pourquoi les gens s'obstinaient à regarder par terre quand ils marchent, à croire que c'est quelque chose de vraiment passionnant. J'atterris bientôt devant le petit parc de Philadelphie, il y a un temps où j'y venais souvent, ma guitare sur le dos ou appareil photo en main. C'était vraiment un endroit agréable et je pouvais y passer du temps sans compter les heures. C'était également ici que j'avais retrouvée Sydonie après notre première rencontre assez mouvementée. Mes pensées voguèrent vers elle pendant quelques secondes, puis je secouais la tête, me forçant à penser à autre chose, mais ce n'était guère possible. J'avais toujours plus ou moins dit que les filles étaient compliquées, mais la jeune femme était un mystère entier à elle tout seule ; je ne comprenais pas la plus part de ses réactions, j'avais souvent l'impression de faire ou de dire quelque chose qui ne lui plaisait pas et qu'elle m'en voulait d'une certaine façon. Je ne savais même pas comment me comporter avec elle, ce qu'il fallait que je fasse ou non. Elle restait une véritable énigme pour moi, même après tous les moments qu'on avait passés ensemble. Elle avait vraiment le don de me faire douter de tout, de moi-même et surtout de nous. Je l'avais toujours considéré comme une amie proche : on partageait les même goûts, on était souvent d'accord sur beaucoup de choses et on s'entendait bien, mais je sentais que c'était en train de changer. Notre amitié prenait un virage à grande vitesse et j'ignorais encore où cela allait nous conduire. J'arrachais une des pâquerettes qui trônaient autour de moi et me dis à la tordre entre mes doigts, essayant de chasser mes doutes et surtout de chasser la présence omniprésente de Sydonie dans ma tête. Décidément, cette fille allait finir par me rendre dingue, et dans tous les sens du terme. Je sentis bientôt une ombre derrière moi, silencieuse, presque fuyante, et je n'eus besoin de tourner la tête qu'à moitié pour me rendre compte qu'elle se trouvait à quelques pas de moi, semblant hésiter à s'approcher. « Je crois qu'on devrait finir par faire de cet endroit notre lieu de rendez-vous. Tu n'es pas d'accord ? » Je lui souriais doucement et tapotais la place à côté de moi pour qu'elle vienne s’asseoir. Car la savoir ainsi debout derrière moi me rendais nerveux. Ce qui était complétement idiot.



Dernière édition par Alec O'Connell le Mar 30 Aoû - 21:39, édité 2 fois
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Sydonie Steiner
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MessageSujet: Re: △ you and i close together (pv)   Mar 30 Aoû - 12:15

Des volutes de délicate fumée dansaient autour de sa chevelure flamboyante, ses yeux éthérés embrassaient le ciel incandescent. Le vent frais vint s'engouffrer dans ses cheveux, balayant quelques mèches venant entraver sa contemplation de la vue environnante. Ses jambes se balançant au-dessus du vide. Elle s'étira, craqua son dos la bouche arborant une cigarette. Les effluves de cerises se mêlaient à son parfum aux notes florales. La journée s'achevait alors, c'était la fin de l'après-midi. Seule, sur le toit de la caserne. Ses pensées se promenaient, ses souvenirs s'y mêlaient. Elle soupira, elle fronça ses sourcils. - Carter. Si c'est pour te pardonner d'avoir bousillé ma caisse, tu peux toujours rêver. Elle se retourna, fixa son collègue. Celui-ci, légèrement intimidé, n'osait pas s'approcher d'elle. De un, il avait le vertige. De deux, il avait peur. Et de trois, il n'avait pas envie d'être la victime de son courroux. Il déglutit : - Fincher veut te parler. Elle tira une bouffée de sa cigarette, en donnant l'impression qu'elle l'ignorait totalement (alors qu'en vérité, elle n'avait pas loupé une miette). Le dénommé Carter le ressentait ainsi, il devenait de plus en plus nerveux à mesure que le silence de la jeune femme plombait le peu de dignité masculine. Elle était l'archétype des femmes dominatrices : le physique attrayant, les yeux torves, une certaine désinvolture apparente et à ne pas oublier, une confiance en soi exacerbée. Malheureusement, les apparences jouaient toujours contre elle. Elle avait l'habitude, elle se contentait de sourire aux préjugés. Elle se leva, fit un léger saut puis s'avança vers le jeunot. Elle posa sa main sur son épaule, lui sourit : - Un petit conseil, le bleu. La prochaine fois. Si tu veux te faire pardonner, ne viens jamais les mains vides . Pour info, je déteste les fleurs, murmura-t-elle. - Une canette de bière suffira. Elle tapota le dos du néophyte avant de marcher vers la porte de secours. - Mlle Steiner, tonna un Carter soulagé. - Est-ce que ça veut dire que vous me pardonnez pour cette fois-ci ? Le dos tourné, elle fit un signe de la main puis balança le mégot éteint sur le pavé avant de faire sa sortie. Un sourire béat s'afficha sur le visage de Carter, il se dit à lui-même : - Finalement, elle n'est pas si méchante. Il regarda l'aurore, le soleil se déclinant. C'est une journée qui s'achevait, le soir faisait son entrée.

Au vestiaire, elle commença par se déshabiller - elle enleva son uniforme de travail qui vint se glisser sur le sol. En sous-vêtements, elle entendit quelqu'un se glisser derrière elle qui sans gêne, ses mains vinrent se placer sur ses hanches. - Fincher, je ne suis pas d'humeur. Il rit, ses lèvres se posèrent sur son épaule dénudée : - Tu ne disais pas ça la dernière fois. Ses lèvres continuèrent sa course, elles arrivèrent à la racine du cou. Elle grimaça, puis répliqua sèchement : - T'es sourd, Fincher. Je n'ai pas envie. Fiche-moi la paix. Elle desserra son étreinte. Se montrant plus insistant, il n'ôta pas ses phalanges baladeurs de son corps svelte. Elle se retourna, elle le toisai : - Ne me le fais pas répéter. Amusé, il s'écarta. - A une prochaine fois alors. Il déposa un baiser sur sa joue rougie par la colère, il murmura : - Sydonie. Ébranlée par des sentiments contradictoires , elle le regarda partir. Elle tenait fermement le pan de son chemisier, elle avait enfilé son pantalon. Ses membres tremblaient, son dos glissa contre la porte froide d'un casier, ses genoux se blottirent contre sa poitrine. Elle tenta de reprendre sa respiration, son asthme rendait sa respiration difficile. Fumer ne faisait qu'empirer les effets. Elle n'avait pas sa Ventoline sur elle. Elle ferma les yeux quelques instants, le temps de retrouver le calme et la sérénité. Elle cherchait alors une pensée agréable tellement familier. C'était un de ces sourires qu'elle affectionnait énormément. Elle se leva doucement, chercha son portable dans son sac à main. Elle allait composer son numéro. Et ... Qu'allait-elle lui dire ? Lui proposer de se voir ? Non. Lui proposer d'aller au cinéma ? Non. Exaspérée par son comportement digne d'une adolescente prépubère, elle fourra son Blackberry dans la poche. Elle n'allait pas l'appeler, point barre. - Putain, ce type va me rendre folle.

Dehors, elle respira l'air pur. Il faisait nuit à présent. Il était de temps rentrer. Elle prit le chemin habituel pour rentrer chez elle, mais elle en décida autrement. Elle fit demi-tour. Direction, le parc. En chemin, elle ne pouvait pas s'empêcher de penser à Alec qu'elle chassa de son esprit immédiatement. Elle ne savait plus sur quel pied danser avec lui. Il la déstabilisait à tel point qu'elle n'arrivait plus à le regarder en face depuis "l'incident". Elle ne savait pas ce qui s'était passée cette nuit, elle ne se souvenait que du whiskey miroitant dans son verre, d'une chaleur contre sa poitrine, son corps épousant celui du jeune homme. - T'es désespérante, ma pauvre fille, marmonna-t-elle. Perdue dans ses pensées, elle ne se rendit pas compte qu'elle s'approchait du lieu de leur deuxième rencontre. Son cerveau lui criait de rebrousser chemin, son instinct la poussait dans cette direction. Elle choisit de suivre son instinct. Elle reconnut de dos, Alec qui tordait des pâquerettes en ayant l'air d'être ailleurs. Elle tenta plusieurs fois de faire demi-tour, c'était comme si toutes les parties de son être était irrémédiablement attirée par cet homme - ça l'agaçait au plus haut point. Elle ne pouvait plus faire marche arrière, elle prit son courage à deux mains. Plus elle s'approchait du banc, plus sa nervosité augmentait. - Je crois qu'on devrait finir par faire de cet endroit notre lieu de rendez-vous. Tu n'es pas d'accord ? Surprise, elle ne pensait pas qu'il s'en souviendrait. En même temps, c'était mémorable comme moment - c'était à inscrire dans les annales. Gênée, elle s'assit à côté de lui à une distance raisonnable et répondit en riant : - Oui, je suis d'accord. On devrait graver ça quelque part. Ils se regardèrent les yeux dans les yeux, elle rajoutai : - J'aime cet endroit, je m'y sens bien. Je viens ici souvent pour me recentrer. C'est ici aussi que je me sens plus vulnérable. Comme avec toi. Une once de mélancolie s'entendait dans sa voix brisée pour reprendre un ton plus enjoué - Sinon, t'as passé une bonne journée ? Tu as l'air fatigué. Sa main caressa timidement la joue de son ami, puis revint à sa place initiale comme si de rien n'était. Elle ne voulait pas le mettre mal à l'aise par son geste qui se voulait amical, en espérant qu'il ne trouverait pas ça déplacer.
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MessageSujet: Re: △ you and i close together (pv)   Mer 31 Aoû - 0:19


Sydonie. Je n'aurais jamais cru que l'amitié avec une fille aurait pu être aussi compliquée que celle que je semblais entretenir avec la jeune femme. Rien n'avait vraiment été simple, et ce depuis le début. Elle avait une personnalité complexe mais que j'adorais et que je respectais, ça la rendait unique et encore plus intéressante à mes yeux. Je ne la comprenais pas toujours, il subsistait toujours des zones d'ombre chez elle, mais j'acceptais cette réalité et je l'acceptais comme elle était. Parce que c'était mon devoir en tant qu'ami, et parce que je ne voulais pas laisser le mystère qui l'entourait se mettre entre nous. J'avais envie d'apprendre à mieux la connaître, de faire partie intégrante de son univers, cela n'avait jamais été facile, et ça l'était de moins en moins ces derniers temps. Il y avait toujours eu comme une sorte de barrière entre elle et moi, un mur qui la protégeait constamment et derrière lequel elle se réfugiait dès qu'elle prenait peur pour une raison ou pour une autre. Et j'avais l'impression que c'était de plus en plus le cas ces derniers temps. Je ne cessais pas de penser que je la blessais toujours d'une façon ou d'une autre, que j'étais nul avec elle au point qu'elle avait envie de me fuir. Je ne savais pas si c'était juste une impression ou si c'était bel et bien la réalité. Tout ce que je savais pour l'instant, c'était que j'étais complétement paumé et que je ne savais plus comment réagir avec elle tellement je craignais de faire encore un faux pas dans la mauvaise direction. J'avais besoin qu'elle me guide, qu'elle me dise ce qu'elle voulait que je fasse, ce qui était bien ou pas, mais elle ne semblait pas disposée à le faire. Parler n'avait jamais été son point fort, et je pouvais le comprendre, même si ce n'était pas pour m'aider. Je n'avais pas envie de la brusquer, et de lui donner une raison de plus de m'en vouloir, mais j'avais vraiment besoin qu'elle s'ouvre à moi et qu'elle me dise les choses en face, au moins une fois, juste pour m'aider à comprendre. A la comprendre. Sydonie était vraiment ce que j'appelais une amie proche, on s'était bien entendu depuis le tout début, on partageait les mêmes goûts, et je n'avais pas envie de la perdre. Mais je la sentais s'éloigner depuis plusieurs jours déjà, depuis qu'on avait plus ou moins passé la nuit ensemble. En ce qui me concerne tout est clair, je sais qu'il ne s'est rien passé et qu'on a tout simplement dormi dans le même lit, mais je sais qu'elle doute toujours. Ce soir là elle avait bu, et comme souvent dans ces moments là, sa mémoire lui a fait défaut, la faisant douter sur ce qui s'était passé ou non. Et pouvait-elle seulement me croire quand je lui disais qu'on s'était tout simplement endormi l'un à côté de l'autre ? Cela trop gros à croire. Pourtant elle devait bien savoir qu'en ce qui me concernait, il n'y avait aucune ambiguïté, je n'attendais rien d'elle et elle était certainement la première à le savoir. Alors que de mon côté je ne pouvais pas vraiment en dire autant. Elle avait toujours eu un comportement plus ou moins étrange à mon égard, plein de sous-entendus et de regards suggestifs, alors qu'elle savait très bien que ce genre d'attentions me mettaient plus que mal à l'aise. A croire qu'elle aimait bien me voir rougir devant elle, ce que moi je détestais par dessus tout.

Quelque chose nous raccrochait inexorablement à ce parc, qu'on le veuille ou non, que ce soit fait exprès ou non, car on se retrouvait la plus tard du temps tous les deux ici. Cet endroit nous correspondait presque d'une certaine façon, c'était calme, silencieux, et on ne pouvait que si sentir bien. J'adorais venir ici, j'y passais sans doute autant de temps que dans mon appartement, et venir ici était la meilleure chose que j'avais trouvé pour prendre le temps de réfléchir et de me retrouver un peu seul, loin de toute l'activité effervescente de la ville. Et visiblement, Sydonie partageait mon sentiment à l'égard de ce parc. A croire qu'elle aussi avait besoin d'un peu de solitude. Peut-être qu'elle avait besoin de réfléchir à propos de quelque chose qui la chiffonnait, peut-être qu'elle avait besoin de prendre l'air loin de la caserne où elle travaillait. Je m'interrogeais sur sa venue ici, mais je ne comptais pas lui poser directement la question, je ne voulais pas risquer qu'elle le prenne mal. Je ne voulais pas lui donner une occasion de plus de m'en vouloir pour quelque chose. J'étais venu ici pour ne pas me retrouver seul dans mon appartement, je ne pensais pas croiser Sydonie ce soir, mais au fond ce n'était peut-être pas une mauvaise chose. Peut-être pourrions-nous éclaircir enfin certains points sombres qui subsistaient entre nous depuis quelques jours et qui me mettaient fortement mal à l'aise. « Oui, je suis d'accord. On devrait graver ça quelque part. » Je souriais presque malgré moi, mes yeux accrochés à ceux de Sydonie, qui venait de prendre place à côté de moi. « Je pense qu'on devrait même avoir un banc spécialement réservé pour nous. Ça serait la moindre des choses, vu tout le temps qu'on peut passé ici. » Je laissais échapper un petit rire, comme pour détendre un petit peu l'atmosphère et mettre fin à la tension qui régnait entre nous. Et qui allait finir par me rendre dingue. « J'aime cet endroit, je m'y sens bien. Je viens ici souvent pour me recentrer. C'est ici aussi que je me sens plus vulnérable. Comme avec toi. » Je la regardais avec de grands yeux. La fin de sa phrase m'avait interpellé plus que je ne l'aurais cru. Le ton de sa voix avait changé, et elle semblait tout d'un coup beaucoup plus fragile. « Tu n'as pas à te sentir vulnérable. Je n'attend rien de toi, je ne te demanderais rien, et tu le sais, alors reste toi-même. Je ne voudrais pas que tu te sentes mal avec moi, crois moi, c'est la dernière chose que je veux. » Je lui souriais doucement comme pour la rassurer, pour lui montrer qu'elle pouvait avoir confiance en moi. Je pensais qu'elle le savait, mais visiblement elle doutait toujours de moi, ou de notre amitié. Elle gardait toujours une réserve, sans doute pour se protéger, et ça me faisait un peu mal au coeur de la voir agir ainsi. « Sinon, t'as passé une bonne journée ? Tu as l'air fatigué. » Sa mélancolie soudaine s'était évanouie, comme si rien ne s'était passé. Sa capacité à changer aussi rapidement d'émotion me déconcertait toujours autant. Sa main vint bientôt effleurer ma joue dans une douce caresse, son geste était léger et je le sentais à peine contre ma peau, mais cela ne m'empêcha pas de rougir et de baisser un peu la tête comme un gamin pris en faute. Elle reprit sa position initiale et j'osais enfin croiser son regard. Je me passais une main dans les cheveux, véritable geste nerveux chez moi. « J'ai à peine eu une minute à moi aujourd'hui, et on m'a collé un mannequin avec un sale caractère, mais sinon on peut dire que c'était une bonne journée. Mais de toute façon, pour moi toutes les journées sont bonnes du moment que j'ai mon appareil entre les mains. » Dis-je en tapotant la sacoche que j'avais à côté de moi. « Et toi, ça se passe bien à la caserne ? T'as sauvé combien de vie aujourd'hui ? » Lui demandais-je avec un grand sourire. Notre conversation était tout ce qu'il y avait de plus banale, certes, mais au moment elle n'amenait aucun sujet qui aurait pu nous causer une gêne à elle ou à moi.

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MessageSujet: Re: △ you and i close together (pv)   Jeu 1 Sep - 23:13


SOMEWHERE ONLY WE KNOW/FEAT SYDONIE AND ALEC
Toute ma vie, j'avais fui.
A la moindre embûche, au moindre engagement, à la moindre difficulté. Je pliais mes bagages et je partais, roulant des heures sur la route à la recherche d'un nouveau repère, d'un nouvel endroit où recommencer à zéro. Tout cela m'effrayait énormément, la stabilité elle-même m'effrayait. J'avais peur de ne pas être la hauteur et de perdre les gens auxquels je tenais, car je n'étais pas capable de m'ouvrir à eux. C'était plus fort que moi. Baisser ma garde était plus difficile que je ne le croyais. Je m'étais construite une carapace pour éloigner la souffrance et la douleur, je me suis emmurée derrière une forteresse de solitude. J'étais jeune, je m'étais endurcie car je ne pouvais compter sur personne que sur moi-même. Je pestais contre la société, la masse, le système. J'étais d'une naïveté affligeante, je pensais changer le monde avec mes idéaux héroïques. Au final, je ne possédais rien. Ni biens matériels, Ni confort spirituel. Je n'avais pas d'ami, pas d'amour. Je n'étais même pas sûre d'avoir une âme. Mon corps, c'était ce que j'avais. A défaut de me confier, les gens venaient me parler. Je m'enivrais de leurs histoires, de leur passé - je les revivais avec eux. Je me retrouvais un peu en chacune d'elles. Ces histoires, je les enregistrais sur mon dictaphone. Ce n'était pas par peur de les oublier, c'était de ne pas oublier qui j'étais et d'où je venais. On attendait parfois des autres qu’ils nous servent de miroir, qu’ils nous cernent, nous disent qui on est. Chaque reflet nous réconciliait un peu plus avec nous-même. Alec était mon miroir. - Je pense qu'on devrait même avoir un banc spécialement réservé pour nous. Ça serait la moindre des choses, vu tout le temps qu'on peut passé ici. Nous chérissions ce lieu, nous chérissions les souvenirs que nous en avions. C'était notre endroit à nous. Il rit, un doux sourire trônait sur ses lèvres. Je lui enviais sa candeur et sa grandeur d'âme. - Tu n'as pas à te sentir vulnérable. Je n'attend rien de toi, je ne te demanderais rien, et tu le sais, alors reste toi-même. Je ne voudrais pas que tu te sentes mal avec moi, crois moi, c'est la dernière chose que je veux. Il tentait de me rassurer.

Dans ma phrase, je m'étais mal exprimée. Je savais que je blessais indirectement, je le voyais dans son regard troublé. J'étais à l'origine de son trouble, de ses doutes. Un regard que j'avais déjà croisé, un soir au bord de la mer ... Je voulais lui dire qu'il se trompait sur le sens de la phrase, je préférais qu'on change de sujet, je voulais alléger l'atmosphère avec une question de circonstance. Une question banale, un geste tendre il y répondit en rougissant : - J'ai à peine eu une minute à moi aujourd'hui, et on m'a collé un mannequin avec un sale caractère, mais sinon on peut dire que c'était une bonne journée. Mais de toute façon, pour moi toutes les journées sont bonnes du moment que j'ai mon appareil entre les mains. Je regardais sa sacoche où était enfermé son trésor le plus précieux. Il me fit un grand sourire, je le lui rendis. J'étais touchée par sa simplicité, son être. Il était si pur, si différent de tous les hommes que j'ai croisé dans ma longue existence. De tous les hommes que j'avais connus, il était le plus tendre et le plus avenant. C'était rare. Sa rareté ne faisait que de renforcer tout le bien que je pensais de lui. Je le remerciais d'être aussi patient avec moi. - Alors, ma journée. Je fis mine de réfléchir. - C'était la routine habituelle. Encore une journée ennuyeuse au bureau. Je n'ai sauvé aucune vie. A part, peut-être celle du jeune recrue qui avait rayé ma voiture. Il faut que tu saches qu'on ne touche jamais, au grand jamais à ma caisse. Ce Carter aurait pu terminer à l'hôpital. Je ris. - Mais, je lui ai évité l’échafaud - je l'ai épargné. D'habitude, je ne suis jamais diplomate dans ce genre de circonstances. Je remis une mèche rebelle derrière mon oreille. Je m'esclaffai : - Je crois que ta bonté a de l'influence sur moi. Nos regards se croisèrent, un léger frisson parcourut mon échine. - Tu ne trouve pas qu'il fait froid tout d'un coup ? Je sortis un paquet de cigarettes, mes préférées les Black Stone Cherry. - Ca ne te dérange pas si je fume ? Bien sûr que non. Il fumait aussi, j'aurai bien voulu lui en donner une mais je n'étais pas partageuse. C'était mon addiction à moi. - Comme tu peux le voir, je ne suis pas très douée pour parler de moi. Je tiens tout de même à m'excuser pour mon comportement bizarre depuis quelques temps. Tout ça est nouveau pour moi. J'ai un boulot stable, j'ai des amis, je mène une vie plutôt tranquille. Je n'ai jamais connu ça avant. Je tirai une bouffée, la nicotine me brûlait la gorge. - Et je t'avoue que ça m'effraie un peu. Tout ça est trop beau pour être vrai. Il m'est arrivé tellement de bonnes choses que j'ai peur de tout gâcher. Puis, je t'ai rencontré. Je n'avais baissé mon regard à aucun instant, continuant à poser mes yeux sur lui. - Tu sais, la nuit où j'ai énormément bu et qu'on a terminé dans le même lit. Je sais très bien que rien ne s'est passé cette nuit-là. Et je sais que tu t'es conduit comme un véritable gentleman. Je t'en remercie, je croyais que c'était en voie de disparition. Je ris de plus bel. Brusquement, je me levai. - J'ai une idée. On devrait tout recommencer. Qu'en dis-tu ? Je lui fis un clin d'oeil. - Bonsoir. Sydonie Steiner et vous ? Je lui tendis la main pour qu'il la serre. J'étais naïve de croire qu'on pouvait tout effacer d'un claquement de doigt alors que je savais pertinemment que c'était faux. Je voulais y croire, je voulais croire à notre amitié.
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