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 fairmount park ж send a question in the wind. (r. kherington)

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Luther Singer
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Luther Singer

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MessageSujet: fairmount park ж send a question in the wind. (r. kherington)   Mar 30 Aoû - 14:20

Plus rien ne semblait l'atteindre. Luther s'en estimait d'ailleurs heureux, après tout, c'était là tout le but de la manœuvre que de faire abstraction un instant de ce qui avait pu le tourmenter dernièrement. A courir ainsi à travers Fairmount Park, il n'espérait en effet qu'une chose : que ses foulées qui, après une demi-heure se faisaient finalement de plus en plus régulières et maîtrisées, le conduiraient à trouver certaines réponses. Étonnamment, et tandis que le soleil continuait à illuminer progressivement les alentours à mesure que les minutes s'écoulaient, il put lui aussi éclairer quelque peu sa situation, de telle sorte que l'ordre de ses priorités vint brusquement à être réévalué. Ces derniers temps, et de façon plutôt inconsciente, il avait consacré beaucoup de temps et d'énergie à sa relation avec Polly, sans compter en parallèle ses tentatives pourtant restées vaines de sauver Zein d'un avenir plus qu'incertain, si bien qu'il en avait presque délaissé la seule personne à qui il revenait pourtant de droit de monopoliser toute son attention, sa fille. Il avait tant été accaparé ailleurs que les dernières semaines, il n'avait pas été rare qu'il demande à Ernanie de garder la petite. Il ne s'en rendait compte que maintenant alors que le silence pesant qui englobait les lieux faisait lui-même naturellement écho à la propre solitude qu'il s'était imposé récemment.

Poursuivant ses allées et venues à l'intérieur du parc, Luther commença à penser à ce qu'il ferait en rentrant pour arranger les choses, pour se rattraper de cette absence injustifiée auprès de Clea dont il savait pourtant qu'elle lui en tenait bien moins rigueur qu'il ne le faisait lui-même. Malgré son jeune âge, il admirait en elle sa simplicité d'esprit et sa facilité à décider et agir rapidement. C'était à croire que plus l'on vieillissait, moins cela nous apparaissait facile, tant aux yeux de Luther, cela relevait presque désormais du miracle. A un niveau qui n'égalait actuellement rien d'autre dans sa vie, il regrettait amèrement l'époque où il n'avait à se soucier de rien sinon de lui-même, il n'en avait d'ailleurs que peu profité. Certes, il chérissait le ciel de lui avoir donner Clea mais c'était un bonheur en tous points différent de ce qu'il avait pu connaître, de ce qu'il avait pu entrevoir d'une jeunesse qu'il avait rapidement été forcé de mettre de côté. Il aurait voulu retrouver un peu d'insouciance mais c'aurait été là s'exposer à bien trop de nouvelles contrariétés et de cela, malgré la chaleur environnante et son état mental des plus instables, il avait bien conscience.

Trop déconnecté de la réalité qu'il était, Luther finit par en perdre tout repère, si bien qu'il termina son footing matinal en arpentant bêtement les rangées d'arbres à la recherche d'un panneau indiquant une quelconque sortie. Cela n'avait beau être que Fairmount Park, le lieu de la ville qu'il avait certainement le plus fréquenté, il n'en était pas moins étrangement déboussolé. Finalement, au bout d'une dizaine de minutes à vainement essayer de sortir de ce labyrinthe, Luther abandonna l'idée de le quitter un jour vivant. Il était bien trop tôt pour que foule de monde s'y amasse, ainsi allait-il devoir rester seul jusqu'à l'arrivée d'un sauveur qui, heureusement pour lui, ne se fit pas trop attendre. En effet, à quelques centaines de mètres de lui, le jeune homme aperçut une silhouette féminine en plein entraînement. Ne laissant guère le temps à son sang de circuler dans tout son corps, il partit en trombe à sa poursuite. « Hé vous ! Youhou ! » s'égosilla-t-il comme il put. Naturellement, à mesure qu'il accélérait sa course, la femme en question, soudainement effrayée, en faisait de même si bien qu'il mit un certain temps à la rattraper et à la reconnaître. « Mlle Rhodes ? » Il venait de poursuivre l'institutrice de sa fille dans un parc désert, on ne pouvait guère faire plus flippant. Il lui expliquerait sa conduite plus tard, pour l'heure, s'il voulait pouvoir accompagner sa fille pour la rentrée, il se devait de reprendre son souffle. « Bonjour, comment allez-vous ? S'enquit-il finalement, poli. La dernière fois qu'il l'avait vue, elle avait agi d'une manière étrange, prenant brusquement ses jambes à son coup, ce qui, à en croire l'éloge que faisait chaque jour Clea de sa maîtresse, n'était pas dans ses habitudes. Quelque chose la perturbait, elle n'avait guère besoin de le cacher, cela se lisait sans peine sur son visage. « La semaine dernière, vous sembliez préoccupée, je sais que ce ne sont pas mes affaires mais je m'inquiétais... » C'était vrai, c'était là plus une réelle inquiétude que de la curiosité. Il l'appréciait pour ainsi dire beaucoup. Elle était une institutrice hors pair et de ce qu'il avait pu comprendre, d'après quelques discussions avec Clea, une jeune femme remarquable. « D'ailleurs, pardon pour la course poursuite, je cherchais désespérément quelqu'un qui saurait où est la sortie et vous êtes la seule que j'ai croisée depuis que je suis arrivé. » Il avait volontairement changé de sujet, peut-être après tout ne voulait-elle pas s'épancher sur des choses personnelles avec le père d'une de ses élèves, c'aurait été d'ailleurs on ne peut plus normal de sa part. Il sourit nerveusement, comme pour masquer le malaise qu'il sentait s'insinuer en lui à mesure que les secondes s'écoulaient.
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MessageSujet: Re: fairmount park ж send a question in the wind. (r. kherington)   Jeu 1 Sep - 4:58

Un pas, deux pas, trois pas. Alors que mes pieds foulaient de plus en plus rapidement le sol, mes problèmes disparaissaient petit à petit, pour laisser place à une certaine sérénité, qui je le savais n'était que passagère. Bien qu'ayant commencer le footing à cause d'un trop plein d'énergie, ces derniers temps je m'en servais d'excuse pour tout oublier et échapper à mon domicile. Tout était valable pour quitter cette maison devenue mon pire cauchemar. Alors que je m'éloignais à vitesse régulière de la demeure que je partageais avec Tommy dans le quartier italien - quartier dont nous étions tombés amoureux il y a quelques années -, il ne devint plus qu'un lointain souvenir, et ce fut comme si j'étais libérée d'un poids. C'est fou comme le sport pouvait faire un bien fou, pas seulement physiquement, mais aussi mentalement. C'était sûrement mon moment de la journée préférée. N'avoir rien en tête, juste contrôler ma respiration et profiter de la vue. Car l'un de mes lieux de prédilection pour m'abandonner à la tranquillité était le Fairmount Park. Surtout aussi tôt dans la matinée, le lieu était pratiquement désert. L'endroit et les conditions idéals à mes yeux. J'y arrivais quelques minutes après être sortie de chez moi. Comme prévu, et comme tous les jours, il n'y avait encore personne, à part un ou deux sportifs comme moi, ou quelques clochards dormant dans les coins. Je me laissais enfin aller totalement, contrôlant ma respiration afin de ne pas m'essouffler trop vite. Suivant le chemin que je suivais tous les jours, j'admirais le paysage tout en répétant le parcours plusieurs fois. Généralement, je restais une heure, c'était suffisant pour que les gens arrivent et que le parc se remplisse peu à peu et devienne impraticable. Mais cela faisait à peine une demie-heure que j'étais sur le terrain qu'une voix d'homme s'éleva dans le silence impénétrable du parc. « Hé vous ! Youhou ! » Je me retournais, mais l'homme se situait bien trop loin pour que j'aperçoive son visage dans les détails. Mais alors qu'il se rapprochait dangereusement de moi en courant, j'accélérais ma course, légèrement flippée. C'est pas tous les jours qu'on vous court après dans un parc désert, et j'avais plutôt intérêt à m'éloigner de cet étrange phénomène si je tenais à ma vie. On ne sait jamais ce qui peut se passer. Mais même si je courrais le plus vite possible, je sentis sa présence à mes côtés en quelques secondes. « Mlle Rhodes ? » Intriguée par la façon dont cet homme pouvait bien connaître mon nom, je retournais la tête et vis qu'il s'agissait de Luther Singer, le père de Clea Singer, une de mes élèves. Je fus légèrement soulagée, et je freinais ma course pour finalement m'arrêter. « Bonjour, comment allez-vous ? » Je ne pus répondre tout de suite, puisqu'il fallait que je reprenne mon souffle et me remette de mes émotions. Il m'avait foutu la trouille de ma vie. « La semaine dernière, vous sembliez préoccupée, je sais que ce ne sont pas mes affaires mais je m'inquiétais... » Je fronçais les sourcils pour ensuite me rappeler la façon dont j'avais agi. Au lieu de parler avec animation aux parents, et à lui en particulier, je m'étais enfuie comme une voleuse, préoccupée. Je savais que les parents d'école avaient l'habitude de colporter des ragots entre eux, mais je vis une réelle inquiétude traverser les yeux de Luther. « Je suis désolée d'avoir agi si bizarrement, j'étais... pressée. Mais je vais bien. Oui, ça va. » Je prononçais ces derniers mots avec une hésitation évidente. Je n'étais moi-même pas convaincue des propos que je tenais. Je baissais la tête, légèrement mal à l'aise, lorsque Luther repris la parole. « D'ailleurs, pardon pour la course poursuite, je cherchais désespérément quelqu'un qui saurait où est la sortie et vous êtes la seule que j'ai croisée depuis que je suis arrivé. » Je laissais échapper un léger rire, amusée et soulagée de changer de sujet. « C'est vrai qu'il n'y a pas beaucoup de monde à cette heure-ci. La sortie est un peu plus loin. Je peux vous montrer, si vous voulez. Venez. » Je commençais alors à marcher lentement en compagnie de Luther, en direction de la sortie. Si nous maintenions cette vitesse lente, nous n'y arrivions pas avant plusieurs longues minutes. Mais là où j'étais mal à l'aise avec presque tout le monde, je fus soulagée d'être tombée sur lui. Il n'attendait rien de moi, et c'était assez relaxant. « Vous ne venez pas souvent ici ? » Le parc était certes grand, mais lorsqu'on le connaissait, il était difficile de s'y perdre. Je l'observais, essayant de comprendre ce qui se passait.
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